Sous la glace du Niagara

« Victory has a thousand fathers, defeat is an orphan» John Fitzgerald KENNEDY (1917-1963)

Produits dans trois grandes régions de la province, les vins de l’Ontario sont célèbres et les Eiswein sont parmi les meilleurs au monde. En janvier, dans la Péninsule de  Niagarales vendangeurs doivent affronter des températures glaciales et la neige. Des conditions idéales pour la vendange de l’lce Wine, dont les règles de l’appellation obligent à vendanger au-dessous de moins huit degrés (- 8° Celsius = 17.6 degrés Fahrenheit).  Trois-quarts du vin de glace produit au  Canada provient de l’Ontario. Le reste provient du Québec et de la Colombie Britannique. Les autres producteurs européens de vin de glace (Allemagne, Suisse et Autriche) ont de plus en plus de mal à produire à cause d’un temps trop doux. 

Les arômes classiques du vin de glace se retrouvent dans celui de l’Ontario : caramel, toffee, confiture de fraise, crème brulée, orange brulée, citron et autres fruites tropicaux.  Conçu par erreur par un vigneron allemand en 1794, le vin de glace est un équilibre subtil entre acidité et le niveau de sucre : Après le ramassage  des baies congelées, le vigneron pourra ensuite rapidement presser ces baies naturellement chargées en sucre, dont il extraira seulement les jus les plus concentrés. Ces vins seront vos vins de méditation, ou les alliés de vos foies gras, tartes aux pommes et fromages à pate persillée (Roquefort).

Les exploits du vin rosé

« Il y a un moyen de savoir si un homme est honnête. Demandez-le-lui. S’I répond “Oui”, vous savez que c’est un escroc » Groucho MARX (1890-1977)

Victime l’année dernière d’une inutile guerre des rosés initiée par l’Union Européenne (UE), le vin rosé a fait l’objet de 12 colonnes assorties de nombreux commentaires depuis les origines de ce blog en août 2006. Certains lecteurs sont sévères. Mais le rosé prend aujourd’hui sa revanche. Il représente 8% de la production mondiale du vin. Alors que la crise frappe les ventes mondiales de rouge et de blanc, le vin rosé reste à la mode et sa consommation augmente dans le monde entier. 

 La France produit 28% de la production mondiale devant l’Italie (21%)  et l’Espagne (18%). L’UE produit  les ¾ de la production mondiale. Tous les indicateurs passent au vert : production, consommation et hausse des prix. Le Brésil apprécie nos rosés, notamment les pétillants. Les Etats-Unis représentent 15% des exportations de rosé, le Canada 9%.

Carla au service du vin !

« Il n’y a pas d’intelligence là où il n’y a ni changement ni besoin de changement »  Herbert George WELLS (1866-1946)

L’hebdomadaire Le Point  évoque l’investissement de Carla Bruni-Sarkozy au service du vin : Pour promouvoir les produits français, le gouvernement va financer des soirées en Amérique du Nord et ailleurs. Une agence de marketing  Sopexa choisira les hôtes qui recevront des bons d’achat de vin, des tire-bouchons et….un CD de Carla. 15.000 demandes sont enregistrées à ce jour…

Une crise centennale ? (2)

« Là ou croit le péril croît aussi ce qui sauve » Friedrich HÔLDERLIN (1770-1843) 

Les vérités d’octobre n’ont pas survécu aux frimas de novembre. Les difficultés touchent même le champagne, dont certaines maisons affichent des résultats 2008 en baisse. Mais non, il n’y aura pas de crise globale : Les perspectives mondiales du vin sont bonnes : la qualité (en France, les AOC) tire le marché vers le haut. Le coût moyen du col vendu progresse. Si l’Amérique du Nord et une majorité de pays européens faiblissent dans leurs achats de vins, La Suède, les pays Baltes et l’Ukraine font de
la résistance. Enfin l’Extrême-Orient et surtout la  Chine sont des acheteurs qui restent en forte croissance et vont bientôt dépasser l’Europe en volume d’achat.

Les vins de l’Ontario

“It’s not where you go, it’s how you go there!” Anonymous 

Il existe  trois régions vinicoles dans l’Ontario : la région de Niagara, le comté de Prince Edward et la région de la rive nord du lac Érié et de l’île Pelée voir carte . La péninsule du Niagara est une région de viticulture en climat frais, tout comme la Bourgogne, l’Allemagne, l’Oregon, et la Nouvelle-Zélande. Cette région est idéale pour la culture du Chardonnay, du Pinot Noir, et du Riesling, ainsi que celle du Gamay, Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Merlot, Pinot Grigio, Pinot Blanc, Viognier, Chenin Blanc, et vin de glace. 

De fait, une  grande variété de cépages  est présente dans l’Ontario : Outre les cépages déjà cités, sont ici notamment complantés le chardonnay, le gewürztraminer pour les blancs. Le riesling est sans doute le cépage qui s’est le mieux adapté quelque soit son mode de vinification (en sec, demi-sec, doux ou très doux). Gamays fruités et cabernets entourent le célèbre Meritage dans les vins rouges. Des cépages hybrides français sont également présents, comme le Baco noir et le Vidal utilisé pour le vin de glace. 

De nombreux assemblages sont agréables à déguster. Lancés en 1991 sur le marché international, les vins de l’Ontario ont rapidement atteint un haut niveau de qualité. En 2001, trois vins de glace de cette province ont remporté la médaille d’or du Challenge international du vin lors du salon  Vinexpo à Bordeaux.

Premier janvier dans les vignes


« Il prend la vie du bon coteau » NOCTUEL (Benjamin SUBAC – né en 1923)


Pour paraphraser le regretté Pierre DANINOS, il y a trois temps qui déplaisent souverainement aux vignerons : le temps sec, le temps pluvieux et le temps en général. Dans notre hémisphère nord, janvier est d’abord le temps du travail de la taille est indispensable pour améliorer la production en qualité et en qualité. C’est aussi le temps des traitements qui consistent à appliquer des produits chimiques ou biologiques en vue de protéger ou d’améliorer la production. Les traitements antiparasitaires s’effectuent par poudrage ou pulvérisation. Dans l’hémisphère sud, les activités sont celles de juillet dans l’hémisphère nord : labours, traitements et palissage.Dans les vallées de la Moselle et du Rhin, c’est aussi le temps des vendanges pour les raisins qui donneront le célèbre Eiswein  dont les plus célèbres venus du Canada nous étaient interdits jusqu’à la  fin des années 90, car trop alcoolisés. Le choix d’un vin de fêtes est un choix éminemment personnel. Moment convivial, comme tout partage d’une bouteille ou d’un verre. Rappelons qu’une bouteille de champagne représente en raisin, la valeur d’un pied de vigne. Un verre d’un très grand liquoreux représente lui aussi, en raisin, la même valeur. Différence de concentration oblige !