#Sauternes et #Barsac : un retour aux sources

Sauternes01« 2013 (à Bordeaux) est un millésime qui n’a pas de défaut, qui n’a pas beaucoup d’alcool et qui présente un équilibre sympathique. Il va nous permettre de boire de bons vins en attendant que les 2009 et les 2010 soient mûrs.» estime Patrick BERNARD, le patron de   Millésima

Trois récits plus ou moins vérifiables circulent sur la naissance des vins de Sauternes et de Barsac : La première histoire se déroule en 1836. Frédéric Focke, un négociant d’origine allemande, aurait attendu la fin de longues pluies à l’automne pour les vendanges en son Château. Une fois le soleil revenu, les grappes se desséchèrent, la pourriture noble se développa et le vin, liquoreux à souhait, fut une réussite. Autre version de la même histoire : Après avoir étudié les caractéristiques du terroir, il décidait d’y appliquer la technique des vendanges tardives pratiquée en Allemagne. Son attente ne lui apporta pas les gelées, mais plutôt la fameuse pourriture noble, celle qui est à la base aujourd’hui de la grande réputation des vins de Sauternes e

La deuxième histoire relève aussi au hasard. En 1847, le marquis de Lur-Saluces, parti chassé le loup en Russie, est retardé. Or, il a donné l’ordre d’attendre son retour pour vendanger. La pourriture noble fut alors exceptionnelle et le vin prestigieux.

Les historiens du vin, qui valident les deux premières histoires, partent de données plus complexes et nous proposent une troisième piste : A la fin du XVIème siècle, les négociants hollandais sont très friands de vins blancs doux. Ils y ajoutent du sucre, de l’alcool, des sirops et y font macérer des plantes pour satisfaire la clientèle des pays nordiques, gourmands de boissons sucrées. Au XVIIème siècle, les Hollandais sont très présents à Bordeaux et dans le vignoble de Barsac qu’ils font évoluer vers des vins blancs à sucre résiduel mais absolument étrangers à la pourriture noble.

Sauternes02

Les cépages principaux qui rentrent dans la composition du vin Sauternes sont : La muscadelle blanche, Le sauvignon gris, Le sémillon blanc et le sauvignon blanc. Il doit être consommé dans une fourchette de température comprise entre 10° et 13° C. L’an dernier, nous avions fait l’éloge des Sauternes Secs qui ne doivent pas être négligés.

Voilà dix ans que Pierre LURTON a succédé à Alexandre de Lur-Saluces comme patron du Château dYquem au moment de l’acquisition de cette prestigieuse propriété par le groupe LVMH. Pierre LURTON est un adepte du changement dans la continuité. L’introduction des ventes en primeur ( pratique commerciale usuelle du Bordelais) n’a pas fait varié d’un pouce les méthodes de culture et de vinification propres à la pourriture noble et au domaine.

Un instant privilégié pour découvrir les paysages du Sauternais, apprécier les vins du cru et participer à des manifestations sportives au milieu du vignoble vous sera offert avec les Journées Portes Ouvertes samedi 8 et dimanche 9 novembre prochains. 49 châteaux vous ouvrent leurs chais. Profitez-en !

Carnet de table 

Le Saprien 14 rue principale, 33210 Sauternes

Ouvert du mardi au dimanche midi inclus

T 05 56 76 60 87

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