Le vin, c’est de la technique, du commerce et du terroir, c’est tout ! (2)

« Nous faisons apprendre les Fables aux enfants, mais que rappelons-nous leur existence à nos ministres ? Elles s’appliquent à la conduite des Etats, à la gestion des finances publiques comme à la conduite de la vie. » André SIEGFRIED (1875-1959)

 

Dans notre dernière colonne , sur les traces de Roger DION, nous explorions dans la qualité d’un vin,  la part respective de la géographie, de l’exigence de l’amateur – Les Anglais au Moyen-âge ont  guidé le Bordelais vers l’excellence – et de la technique viticole et vinicole. Aujourd’hui, faisons la part de la technique. Une technique que l’on ne peut plus remplacer !  La viticulture  fait des progrès tous les jours malgré la seconde destruction des plants de recherche OGM de Colmar (Alsace-France). Les arômes  peuvent aujourd’hui être  la combinaison du cépage avec un terroir, mais aussi le fruit d’un élevage techniquement maîtrisé. La haute technologie  permet aujourd’hui de rendre le vin et sa bouteille infalsifiable. Les recherches se multiplient pour trouver des formes de bouteilles plus légères et donc améliorer le bilan carbone de la production. Le coût de l’acheminement par avion d’une bouteille de vin australien en Europe revient à cinquante cents (€), c’est dire que le coût du transport est marginal, même sur une bouteille à bas prix.


 

10 réflexions au sujet de « Le vin, c’est de la technique, du commerce et du terroir, c’est tout ! (2) »

  1. C’est assez mal venu de parler de bilan carbone (avec la réduction du poids des bouteilles) et de vanter dans la phrase suivante le faible coût du transport de vin australien en Europe par avion !! Si toutefois l’Europe a « besoin » des vins du nouveau monde, ces vins ne se conservent-t-ils pas suffisamment pour être transportables en bateau (transport beaucoup moins consommateur en énergie) ?!

  2. Pourquoi importer du vin à bas prix d’Australie ? Comme si nous n’étions pas capables de faire nous aussi des cabernets-sauvignons pas chers, et tout aussi bons, en Languedoc-Roussillon… Limitons la dégradation du bilan carbone à l’importation du Penfolds Grange et des autres bons vins australiens, que nous ne demandons qu’à mieux connaître. Pour le bas et milieu de gamme, nous sommes bien servis avec nos multiples vins de pays/IGP, et on ne voit pas de raison d’en importer sinon pour les besoins des restaurants australiens, trop peu nombreux, dans le même avion que le kangourou congelé. L’importation des vins étrangers est très liée à l’implantation des restaurants des mêmes pays : combien de valpolicellas immondes et chiantis indignes sont servis dans les pizzerias, que personne n’achèterait à son caviste (qui, au demeurant, s’il est bon, ne les aurait pas).

  3. Pourquoi pas des vins australiens, si le consommateur est prêt à payer le transport, et la réduction correspondante de CO2 sur le prix de la bouteille ?
    Il faut penser aussi que 50 centimes, c’est avant les marges des distributeurs, plus les taxes, ça ne m’étonnerait tout de même pas que pour le consommateur ce soit plus proche de 1.50 E …

  4. Le vin, c’est de la technique, du commerce et du terroir, mais ce n’est pas tout ! C ‘ est aussi une drogue,qui provoque une forte
    addiction, et qui est la cause de milliers de décès prématurées.
    Quand à prétendre que c’est bon pour la santé:Zéro!Les
    producteurs,les distributeurs,les commerçant les consommateurs qui gravitent autour de la dive bouteille,sont forts impliqués dans ces catastrophes humains induites:Cela doit être dit,haut et fort
    n’en déplaise à qui que ce soit.

  5. Cinquantes « centimes », et non cinquante « cents ». On n’est pas en Amérique et les euros ce n’est pas encore des dollars !

  6. Au monsieur précédent: c’est un peu comme si dans un blog sur la qualité automobile, vous veniez dire que la Voiture est responsable de « milliers de décès prématurées (sic) »… Ne confondez pas Vin (avec un grand V) et alcool. C’est peut-être trop demander à quelqu’un qui veut toujours avoir un avis sur tout et en faire part (cf articles du Monde au quotidien).

    Sinon je voulais juste savoir s’il est possible de faire une recherche par mots clé, autres que les tags proposés sur ce blog? merci.

  7. En vérité, je suis surpris que dans cet intéressant débat on parle si peu de gastronomie. Un gigot avec un pauillac, une choucroute avec un riesling (ou de la bière), un coq au vin avec du gevrey-chambertin, et un cassoulet avec un cahors, ça ne se discute guère, sauf à vouloir faire preuve d’originalité. Mais avec quoi boire ces innombrables cab’sauv’ et chardonnays mondialisés ? Ce n’est que du fooding, s’ils n’accompagnent pas une gastronomie locale (un malbec argentin avec un churrasco par exemple).

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