Notre voisine, la Chine (1)

« – Que pensez-vous des Chinois ? – Je ne sais pas, je ne les connais pas tous. » Paul CLAUDEL (1868-1955)  

Pays le plus peuplé au monde, la Chine devait être un puissant facteur de croissance pour l’industrie viti-vinicole. Depuis l’ouverture économique sur l’extérieur (en 1978) le taux de croissance annuel moyen a dépassé 9 % durant les trente dernières années. Grâce à cette augmentation, le PIB chinois est passé au troisième rang mondial en 2007, devant l’Allemagne. Avec près de 1,3 milliard d’habitants, le marché chinois offre donc une potentialité considérable.

Le vin chinois   –  Selon Vitisphere , la Chine se place actuellement au 6ème rang mondial en terme de surface d’encépagement et de production de vin. Il y a environs 500 producteurs chinois de vin, dont seule une dizaine dispose d’une capacité annuelle de production supérieure à 100 000 hl. Trois grands producteurs, Changyu, Great Wall et Dynasty dominent une grande part du marché avec une distribution dans de nombreux points de vente. Le marché du vin haut de gamme est toujours dominé par des produits importés. La part des vins étrangers augmente proportionnellement à la croissance de la consommation chinoise.  

L e marché chinois du vin  La consommation du vin est de 4 milligrammes par an et par personne, et c’est une tout petite part dans la consommation de l’alcool en Chine. Le chiffre mondial est de 60 milligrammes. On peut donc considérer que la Chine est un grand marché potentiel pour le vin. À mesure qu’augmentent les niveaux de revenu, une bonne perspective commerciale se dégagera à long terme, pour les vins importés. The Independent du 10 mai dernier confirme cette évolution.

Dans les grandes régions urbaines, surtout les villes de Pékin, Shanghai et Guangzhou qui possèdent les plus grands marchés de produits alimentaires occidentaux, la plupart des consommateurs s’intéressent davantage au vin en raison de la publicité sur ses bienfaits pour la santé plutôt que pour son goût. Et en général, ils accordent beaucoup d’importance au prix. La bière et les alcools forts restent les boissons alcoolisées dominantes. 

Avec l’amélioration de la qualité de la vie, la consommation du vin importé n’a cessé d’augmenter dans ces dernières années. Et récemment, l’abaissement des droits de douane pour l’importation du vin (soit 14 % pour le bouteille et 20 % pour le vrac depuis le 1er janvier 2005) montre encore une meilleure compétitivité des vins étrangers en réduisant le prix au sein du marché chinois.

Mais le développement des vins étrangers est bloqué toujours dans leur part de marché à cause d’une consommation trop confidentielle. Les débouchés du marché s’appuient sur la réceptivité accrue de la clientèle chinoise. Les exportateurs prêts à travailler sur le long terme devraient sérieusement appréhender le marché chinois dans une approche commerciale et pédagogique du vin. En ce sens, un bon partenaire local est la clé. A cett effet, évitons d’offrir des occasions de nous fermer la porte de la cave chinoise. Mis à jour le 10/5/2008


[1] Cina è vicina, film de Marco Bellochio (1967)

Une réflexion au sujet de « Notre voisine, la Chine (1) »

  1. Les marques chinoises de vin se multiplient dans les rayons des magasins chinois; il faudrait que les Français s’unissent et fassent une campagne de promotion commune pour mieux se faire connaître mais les Français ne sont pas toujours très habiles pour travailler ensemble…

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